mercredi, août 01, 2007

Si les NMPP voulaient la mort de la presse parisienne…

Si les NMPP voulaient la mort de la presse parisienne, elles ne s'y prendraient pas autrement. La plupart des lecteurs de la presse l'achètent en kiosque or, en été à Paris, deux kiosques sur trois sont fermés. Et qui ne trouve pas le journal oublie, tout simplement, de l'acheter. Pire encore, s'habitue à vivre sans quotidien.

Je dis en été, mais cherchez donc un journal au mois de mars à 7 heures du soir du coté de la place Saint-Augustin, vers Iéna ou à Saint-François Xavier en face du lycée Victor-Duruy. C'est pareil : les kiosques existent, mais ils sont fermés (les kiosquiers pas remplacés, à mi-temps, que sais-je). Et je ne cite là que des quartiers bourgeois, bien équipés. Dans les quartiers "populaires", c'est pire encore.

Mais revenons à l'été. Les kiosques sont fermés, les kiosquiers partis en vacances (des vacances qu'ils méritent naturellement), mais pourquoi ne sont-ils pas remplacés? La vente des journaux est trop compliquée? L'est-elle plus que celle du vin? Nicolas, que chacun connaît, organise le remplacement de ses gérants et recrute pour l'été des stagiaires étudiants, trop contents de gagner un peu d'argent, de découvrir le monde du commerce et de se rendre utiles. Les NMPP pourraient faire de même et organiser des remplacements. Cela permettrait de vendre des journaux… il parait que c'est son métier. Mais il y a certainement plus important à faire.

PS Pour ceux que cela intéresse, j'ai écrit il y a quelques années une histoire des NMPP que l'on peut trouver sur mon site principal. Instructive me disent tous ceux qui l'ont lue.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

bonjour,
un petit mot rapide à titre personnel et non lié à mon activité officielle : vous êtes assez injuste et pas rigoureux sur votre commentaire, même s'il reflète une réalité que nous sommes nombreux à déplorer en tant qu'utilisateur. Il serait trop simple que le manque de kiosques ouverts l'été soit lié à une volonté des NMPP (par l'entremise de leur filiale de distribution locale) ou à une incompétence. Si vous connaissiez un peu plus les spécificités du milieu des kiosquiers parisiens, vous pourriez découvrir la très grande difficulté qu'il y a à réouvrir des kiosques ou à les remplacer quand nécessaire, et notamment le rôle particulier des deux syndicats de kiosquiers, qui au minimum ne sont pas des moteurs positifs pour aggrandir ponctuellement ou structurellement le réseau des kiosques ouverts. Et comme ils ont une voix forte dans les instances cécessaires, tout ne va pas toutjours dans le sens ou la vitesse souhaitée par les gestionaires des réseaux des kiosquiers et diffuseurs de presse. Bref ce que vous décrivez est réel, mais les causes expliqueez sont plus fieleuses qu'objectives. Et je ne parlerai pas de votre titre d'article. Idée pour vous si vous en avez l'énergie et le temps : écrivez l'histoire des kiosques à Paris, ça ne manquera pas de piquant ! Cordialement.

Bernard G a dit…

Les difficultés des kiosquiers sont réelles, les remplacements ne vont pas de soi, tout cela est exact. Les syndicats de kiosquiers ne sont pas toujours à la hauteur, c'est également vrai, mais si la situation prend une tournure exceptionnellement grave au moment des vacances, elle est chronique. Pour ne citer que deux exemples : quand sont ouverts les kiosques de la place Saint-Augustin? ou celui du boulevard des Invalides au coin de la rue Babylone? Or, faut-il le rappeler? qui dit kiosque fermé dit ventes perdues. Et qui peut aujourd'hui prétendre que les journaux peuvent perdre des ventes?

La réalité est toute simple : le système de distribution de la presse parisienne n'est pas satisfaisant : on ne peut plus acheter les journaux quand on en veut et les kiosquiers ne gagnent pas leur vie. Les NMPP étant au coeur du dispositif de distribution, leur responsabilité est grande. C'est à elles de trouver les solutions ou, à défaut, de laisser aux journaux le soin d'investir dans des systèmes de distribution plus efficaces.