jeudi, janvier 19, 2012

Inégalités et mobilité sociale ; nous avons des progrès à faire!

C'est une conférence (avec ici les graphiques) d'Alan Krueger, un économiste qui a travaillé pour Barack Obama avant de retourner à Princeton, qui devrait faire quelque bruit chez les économistes mais qui pourrait aussi nourrir nos débats politiques. On y trouve un graphique qui associe inégalités des revenus et mobilité sociale :


On lit ce graphique de la manière suivante plus un pays est en haut, à droite plus ses inégalités sont grandes, plus il est à droite en haut plus la mobilité intergénérationnelle y est faible, plus les revenus des enfants dépendent de ceux des parents. Que les inégalités soient très fortes aux Etats-Unis n'est pas une information nouvelle, que la mobilité sociale y soit aussi faible est, par contre, moins connu. Mais oublions un instant les Etats-Unis et regardons l'Europe. On trouve en bas à gauche, les pays du Nord : faible inégalité et plus grande mobilité et en haut à droite, pas très loin des Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France. Nous avons des efforts considérables à faire tant pour réduire les inégalités que pour aider la mobilité sociale.

On remarquera que l'Allemagne qu'on nous présente comme un modèle l'est effectivement : les inégalités y sont plus faibles que chez nous et la mobilité sociale plus importante.

2 commentaires:

Arthur Goldhammer a dit…

Je crois que vous confondez les axes: le vertical, c'est la mobilité intergénérationelle, l'horizontal, c'est l'inégalité.

Anonyme a dit…

Le graphique sur votre page comporte le coefficient de Gini de 1985.
Dans les graphiques que vous mettez en référence, on fournit les chiffres de 2010 à la page 11 : la France et l'Allemagne y ont le même coefficient après impôts, et le système fiscal français y contribue.