mercredi, décembre 30, 2009

Chine : Savoir dire non

L'exécution en Chine de Akmal Shaikh, le passeur de drogue britannique, devrait être l'occasion pour les Européens qui partagent la même horreur de la peine de mort, de dire son fait à la Chine et de lui rappeler nos valeurs. Les britanniques sont furieux à juste titre. Nos dirigeants devraient faire preuve de fermeté et leur apporter un soutien solide. Ils pourraient, par exemple, convoquer l'ambassadeur de Chine dans leurs pays respectifs pour leur enseigner quelques points de morale élémentaire. Comme le dit très justement The Economist, la Chine se comporte en "bad boy" sur trop de fronts : il est temps de rappeler à ses dirigeants que le commerce et les produits bon marché n'excusent pas tout. Ce serait le meilleur service à rendre aux Chinois et à nous-mêmes.

A ne rien dire, on prend tout simplement le risque de laisser la Chine en prendre chaque jour un peu plus à son aise à nos dépens.

2 commentaires:

David a dit…

Le problème c'est que "nos valeurs" ne sont pas celles de la Chine et surtout que l'Europe, ni même l'Occident, n'est plus en position de faire une quelconque pression sur la Chine.

L'Occident a créé un monstre en transformant la Chine en l'usine du monde. Et l'Europe (puis bientôt les États-Unis) n'ont plus aucune influence sur elle.

Bernard G a dit…

Je voudrais compléter ce que j'ai écrit ici par cette libre-opinion infiniment plus documentée de wei-jingsheng que l'on peut lire sur le site du Monde : http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/12/31/apres-avoir-ete-humilie-a-pekin-barack-obama-doit-defendre-le-dissident-chinois-liu-xiaobo-par-wei-jingsheng_1286304_3232.html#xtor=EPR-32280229-%5BNL_Titresdujour%5D-20091231-%5Bopinions%5D