jeudi, décembre 20, 2007

Vulgaire?

Il y avait la rolex affiché au poignet le soir du débat avec Ségolène Royal, le yacht, la soirée au Fouquets, le jogging dans des toilettes ridicules, la démarche, tronc en avant, fesses dressées en arrière copiée sur celle d'Aldo Maccione, les amours en première page de la presse people deux mois à peine après d'être séparé de Cécilia qu'il aimait, nous a-t-on dit et répété, d'un amour exceptionnel. Et maintenant Jean-Marie Bigard à Rome! C'est à se demander si Nicolas Sarkozy n'est pas tout simplement… vulgaire.

PS : on nous dit que Bigard est profondément religieux, certains de ses sketchs sont aussi extrêmement… ambigus pour rester dans l'euphémisme (voir ici)

1 commentaire:

David Cochard a dit…

Franchement, qui douta ne serait-ce qu'un instant que Sarkozy fut autrement que vulgaire.
Il n'est de démagogue qui ne doive entretenir de vil commerce avec la vulgarité. Et démagogue, il l'est plus qu'aucun de nos présidents jusqu'ici.
Son modèle est l'américon Georges Bush junior, milliardaire, qui se sert de son inculture pour faire croire aux pauvres qu'il est proche d'eux. Sarkozy ne fait pas autrement, s'adressant aux jeunes français des banlieues difficiles dans un français mal construit, les insultant pour rallier les lepénistes, utilisant des raccourcis conceptuels mensongers, des attrape-nigauds putassiers, qui feraient honte à tout honnête homme.
Après la politique spectacle, il nous inflige la politique people, où les cruches de familles nouvellement riches défrayent la chronique en allant de stupidités en incongruités, faisant preuve d'un exhibitionnisme d'autant plus malsain qu'il est devenu leur métier.
J'attends désabusé les photos retouchées où on le verra faire l'amour à une vedette X ou Y
pendant qu'au même moment, le détricotage social auquel on assiste progressera tranquillement.
En faisant appel à nos plus bas instincts, à la peur et à l'égoïsme exacerbé qui en découle, en assimilant même malgré nous son discours mille fois rabâché, répété inlassablement, sans analyse ni réflexion, par les perroquets de l'information, on aura dans quelques mois bien compris qu'un individu malade ne pouvant ni faire son jogging et ni travailler est un assisté inutile et dangereux, qu'un chômeur, même hautement diplômé, ce qui tendrait à prouver qu'il sait et peut travailler au moins pour obtenir un diplôme difficile, n'est de toutes façons qu'une feignasse, qu'on reste étranger même après 3 ou 4 générations sur le sol français parce qu'on est bronzé et pauvre, qu'un cheminot gagnant au maximum 2000 euros/mois est un privilégié, qu'un étranger essayant de trouver une vie moins terrible chez nous est un dangereux terroriste, que ses enfants sont l'avant-garde d'une invasion terrible et autres concepts tout aussi fascinants qui font bondir les survivants du conseil national de la résistance au risque de leur faire sauter le pace-maker.

Personnellement, j'ai honte que mes compatriotes aient choisi ce monsieur. Mais j'ai honte aussi que notre choix se soit cristallisé sur deux démagogues, l'un retors et inféodé aux spéculateurs, l'autre crétine. J'ai honte que personne ne se lève pour balancer tout ce qu'il a sous la main aux prétendus journalistes qui nous rejouent Radio Paris et sa Pétain de presse. J'ai honte qu'on puisse penser que ne plus être solidaire est bien. et qu'on puisse s'excuser de la manière avec laquelle on traite les pauvres, les étrangers, les handicapés, les malades et les vieux.
et ma honte ressemble à ce petit homme, habillé avec soin, qui n'est que de la merde dans des habits de soie.