vendredi, juin 03, 2011

Ils se noient, qui est ému?

On se demande parfois comment nos grands-parents ont pu laisser faire en Allemagne dans les années trente, comment ils ont pu être aussi aveugles aux massacres. Mais sommes nous si différents? 200 Africains qui voulaient pénétrer en Europe viennent de se noyer sur les cotes italiennes, ils étaient 150 il y a quelques semaines, hommes, femmes, enfants. Qui s'en soucie? Qui proteste? Qui hurle? Qui ose dire à tous ceux, et d'abord à nos politiques, qui invectivent chaque jour les immigrés qu'ils ont une part de responsabilité dans ces drames? Personne!

Notre indifférence est abyssale. Nous n'éprouvons, ni sympathie ni même intérêt pour ces victimes. Qu'elles restent là où elles sont. Qu'elles crèvent loin de nos yeux. Renvoyez ces bateaux d'où ils viennent disait il y a peu une députée UMP. Aurait-elle dit autrement en 1933?


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3 commentaires:

Anonyme a dit…

Et un point Godwin, un !

Les vrais coupables de ces drames sont les idéologues qui leur font croire qu'ils trouveront une solution à leurs problèmes en Europe ainsi que les maffias de passeurs qui se servent au passage.
Si justement les bateaux étaient ramenés sur les côtes africaines dés leur arrivée en zone maritime internationale cela ne se reproduirait plus.

Bernard G a dit…

C'est quoi un vrai coupable? Les passeurs et les mafias sont certainement coupables mais que dire de ceux qui les rejettent? Ils seraient innocents? Vous avez une drôle de conception de la responsabilité Ces hommes, ces femmes et ces enfants ont le droit de vivre tout autant que vous ou moi. Et ce droit là, votre confort (ou le mien) n'autorise certainement pas à le leur refuser.

Anonyme a dit…

Donc ouvrons grand toutes les frontières à toute l'Afrique ?
Et après ?
Chacun doit pouvoir vivre dignement dans son espace géographique historique, ni en colonisateur, ni en colonisé.
Si seulement ils pouvaient foutre un bon coup de pied au cul de tous leurs dictateurs, aux Total, Bouygue, Bolloré... qui pillent leurs pays, là ils trouveraient des solutions à leurs problèmes, qui sont aussi les nôtres.